Les Français toujours majoritairement insatisfaits de leur syndic

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51 % de mécontents

C’est l’opinion globale exprimée par le  panel, contre 47 % de satisfaits. Les propriétaires reconnaissent cependant des points positifs à l’activité de leur syndic : la coopération avec le conseil syndical et la clarté des informations fournies recueillent 55 % d’avis favorables, et 54 % pour la qualité de gestion et le suivi des impayés.

En revanche, le suivi des contrats et la réactivité aux sollicitations recueillent 47 et 41% d’avis négatifs.

Les conseillers syndicaux sont les moins sévères à l’égard du syndic. Leur âge (pour 83 %, ils ont plus de 60 ans) et leur exercice des responsabilités, en lien avec le syndic, n’y sont sans doute pas étrangers. Leur taux d’appréciation est de 60 %, contre 39 % aux simples copropriétaires

Les petits cabinets indépendants sont préférés aux syndics appartenant à de grands groupes, à 50 contre 43 %.

Qu’attend-on de son syndic ?

Les qualités premières demandées à un syndic sont la rigueur et la réactivité, tout de suite après vient la qualité de la relation entretenue avec les copropriétaires.

Or la réactivité est à la traîne dans le classement par qualités : 6ème avec 37% de satisfaits, et la qualité de la relation ne dépasse pas 23 % d’opinions positives.

Sur ces deux points si importants aux yeux de leurs clients, les syndics sont défaillants, ce qui contribue sans doute à l’opinion globalement mauvaise qu’ils suscitent.

Le syndic numérique se met doucement en place

46 % des répondants sont favorables à la convocation des assemblées générales par voie électronique, et 47% défavorables, quand pour 7 à 9% d’entre eux, c’est déjà le cas.  L’extranet dédié à la copropriété, dans lequel sont accessibles l’ensemble des documents de la copropriété, n’a pas été mis en place dans 37% des cas à Paris, et 40% en Province. Là où il est en place, il est utilisé par 63 % des copropriétaires.

Quand à la solution du syndic en ligne faite de contacts numériques et d’échanges dématérialisés, sans interventions physiques, qui est proposée par certains syndics à des tarifs inférieurs à ceux de la pratique traditionnelle, elle est mal accueillie par 59% des sondés et même par 67% des conseillers syndicaux.

 

L’étude a été menée auprès de 4251 copropriétaires à 72 % en régions, à 9 % à Paris. 7 % des copropriétés sont gérées par un syndic bénévole.1/3 des résidences étaient gérées par des syndics de grands groupes, 2/3 par des cabinets indépendants.