[Interview] Gwenaël Bourion, Edelis : « Nos programmes répondent aux nouvelles formes d’urbanisme »

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Edelis est un promoteur immobilier implanté dans huit agences sur le territoire : Nouvelle Aquitaine, Hauts-de-France, Occitanie, Pays de la Loire, Paca, Grand Est, Auvergne-Rhône-Alpes et Île-de-France. Rencontre avec le Directeur régional Île-de-France, Gwénaël Bourion.

edelisEdelis est implanté partout en France, cela représente combien de logements livrés ?

Edelis réalise à 95 % des programmes résidentiels. Nous livrons environ 1200 lots chaque année.

Et en Île-de-France ?

Avec 38 collaborateurs, nous représentons 40 % de l’activité du groupe.

Combien de programmes en cours ?

30 cet automne, situés partout dans la Région et qui répondent à des exigences très diverses.

En Île-de-France, les projets liés au Grand Paris sont présents dans votre activité ?

Oui, nous nous positionnons sur les appels d’offres importants, de 200 à 300 logements. Et plutôt en tant qu’aménageur, sur des projets associant habitat, commerces, bureaux, équipements publics. Mais aussi sur des projets en co-promotion.

Quel est le paramètre important pour faire aboutir une opération ? Pour passer du projet au programme ?

Clairement, les relations avec les élus. Nous sommes une équipe à taille humaine, les interlocuteurs peuvent créer et maintenir un contact durable et avancer avec eux.

Leurs exigences sont importantes ?

Nous devons répondre à la politique de logement de chaque commune que pour voir nos projets validés, et chacune est différente.

Avec tout de même des constantes ?

Disons que généralement, un projet se compose de 20 à 30 % de logement social, 30 % pour les investisseurs et 30 % en résidence principale, dont la moitié environ de bénéficiaires du PTZ.

La résidence Aquarelle à Corbeil-Essonnes (91) sera livrée en otobre 2019.

La résidence Aquarelle à Corbeil-Essonnes (91) sera livrée en otobre 2019.

Nous devons aussi proposer des produits à prix maitrisés et très souvent, comme cela a été le cas à Vitry-sur-Seine, à Bezons, à Poissy, les édiles souhaitent favoriser durant quelques jours les habitants de la commune au début de la commercialisation d’un programme immobilier. Le lancement n’est alors annoncé qu’au sein de la ville, dans le bulletin municipal, par exemple.

Et au niveau de l’architecture ?

Nous devons adapter notre proposition aux besoins exprimés par la ville, à la réglementation et également selon les cas, aux observations de l’architecte des bâtiments de France. Cela peut prendre du temps.

À quel prix proposez-vous vos produits ?

C’est évidemment très divers. La fourchette varie entre 3500 et 8000 €/m² selon les cas.

Quelles innovations liées au développement durable constatez-vous, au-delà des exigences réglementaires ?

Le bois. Les constructions a ossature bois, cela intéresse tout le monde aujourd’hui. Nous avons répondu à un appel d’offres pour une tour de 20 étages à ossature bois. Mais les ressources et compétences techniques sont encore insuffisantes pour que cela décolle vraiment.

Edelis a créé une cellule Développement et Innovation dont le rôle est de réfléchir à des solutions innovantes de tous types, l’ossature bois n’étant qu’un exemple parmi d’autres.

Et quelles évolutions liées aux habitants, à leur mode de vie ?

La domotique bien sûr, que nous mettons en place sur un programme à Saint-Cloud. Et l’accent est mis sur encourager la convivialité, avec des espaces communs.

À Asnières par exemple, sur un bâtiment doté d’une toiture terrasse, nous prévoyons un espace végétalisé avec un jardin potager qui sera géré par la copropriété !