Mode d’emploi pour réussir l’achat d’un terrain

Partagez Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on Twitter

Habiter sa propre maison, en la faisant construire, c’est le rêve de la majorité des Français. Et ce rêve passe par le terrain à bâtir sur lequel elle sera construite, dont il faut faire l’acquisition sans se tromper. Revue de détail d’une étape essentielle de votre projet immobilier.

Où trouver le bon terrain ?

À partir d’une région, d’une ville à laquelle on est attaché, et en ayant prévu son budget, il faut mener une large recherche ; sur Internet, mais aussi par le bouche à oreille, la consultation des agents immobiliers et des notaires, la presse locale, etc. Le constructeur de maison qui sera choisi pour le projet connaît aussi des opportunités. N’hésitez pas à aller le rencontrer, le terrain idéal vous attend peut-être à 500 mètres de l’endroit où vous êtes !

Les éléments du choix

Quels sont les premiers aspects que l’on examine en arrivant sur un terrain à bâtir ?

La surface est bien sûr essentielle, pour construire une maison à la taille que vous souhaitez, avec un jardin, plus ou moins grand. Attention, un terrain vide paraît plus grand que quand il sera bâti. Il faut se fier aux chiffres du projet de construction.

Un terrain en pente peut avoir un vrai charme, mais il faut savoir que cela renchérira les coûts de construction. Attention aussi à l’orientation du terrain, les pièces à vivre de la maison devront être tournées vers le sud ou le sud-ouest. L’environnement est à prendre en compte dès la découverte du terrain. Les environs immédiats sont-ils agréables ? Les éléments de la vie quotidienne sont-ils à distance raisonnable ? Examinez les commerces, transports en commun, écoles, routes, etc., des éléments essentiels à la qualité de vie.

Point fondamental, ce terrain est-il viabilisé, c’est-à-dire raccordé aux réseaux d’eau, d’électricité, de téléphone ? Si ce n’est pas le cas, ce seront des dépenses inévitables à programmer.

Attention aussi aux servitudes, qui peuvent limiter le libre usage du terrain.

Acheter un terrain situé en lotissement

Dans un lotissement, aucun problème de viabilisation ou de construction, tout est prévu, y compris les rues goudronnées et les services publics rendus par la mairie. Une certaine cohérence est exigée au niveau de la construction. Il existe des voisins, avec lesquels échanger, et certains lotissements possèdent leur règlement intérieur. Tout cela rassure certains, et en fait fuir d’autres.

Acheter un terrain à bâtir isolé

Quand on achète un terrain en secteur diffus c’est-à-dire indépendant, il y a certains aspects administratifs et techniques à considérer.

– Le terrain isolé est-il officiellement constructible ? Cela se vérifie en mairie. Si le vendeur promet qu’il le sera bientôt, ses dires doivent être vérifiés.

– La viabilité est naturellement la question immédiatement suivante. Vérifiez les différents réseaux (eau, électricité, assainissement, téléphone, gaz).

– Quels sont les risques naturels éventuels ? Le terrain est-il situé dans une zone concernée par un plan de prévention des risques naturels ou technologiques (inondations et autres…) ? La DDE dispose des informations nécessaires.

– Si dans l’environnement proche, le sol semble quelque peu agité, ou si le terrain est proche d’une zone humide, faudra-t-il le consolider, combler des failles, réaliser des fondations ? Pour en avoir le cœur net, l’idéal est de faire exécuter une analyse par un bureau d’études géotechniques.

La procédure d’achat du terrain

Quand toutes les réponses ont été apportées, la vente peut être conclue. Il s’agit d’un achat immobilier, soumis aux règles de ce type de transaction.

– La promesse de vente est la première phase, signée quand l’acheteur réserve le terrain sans être sûr de conclure. Elle doit être accompagnée par un état des risques naturels et technologiques. L’acquéreur potentiel verse alors un acompte, généralement de 10 %. Il le récupére si la vente est annulée du fait d’une condition suspensive incluse au contrat.

– Le compromis de vente engage acheteur et vendeur définitivement.

– L’acte de vente doit comprendre le descriptif du terrain, l’existence ou non de bornage, les hypothèques ou servitudes qui lui sont liées. Il doit être accompagné par un état des risques naturels et technologiques, et dans le cas d’un lotissement, par le cahier des charges et le règlement.

– L’acte de vente est signé devant notaire, par acheteur et vendeur, et le solde du prix est alors versé.