Prix de l'immobilier : les villes à la hausse et à la baisse

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Où en sont les prix de l’immobilier dans les villes de France ? Le baromètre Meilleursagents.com examine la situation contrastée du marché immobilier en fonction des villes observées.

Des villes dont les prix montent

Baromètre MAParmi les 10 plus grandes villes françaises, cinq sont en hausse : Paris sur un an progresse de 1%, Lyon de 3,9%, Nantes de 3,4%, Bordeaux de 3%. Nantes, Lyon et Bordeaux sont dans une bonne dynamique économique et démographique, et Paris est bien sûr toujours en première ligne quand il s’agit d’augmenter les prix.

D’autres villes où les prix baissent

Strasbourg, en progression ce mois-ci, a pourtant perdu 2,1% en douze mois. Montpellier, en baisse en octobre a augmenté de 0,9% en un an. Et sur douze mois, Toulouse est en baisse de 0,6%, Lille de 1%, Marseille de 0,8%

Les taux tirent le marché

Le facteur le plus impactant sur les prix est le marché lui-même. Depuis 2015, il est en reprise dans toutes les villes, une reprise tirée par des incitations fiscales et surtout par des taux d’intérêt incroyablement bas. L’immobilier vit une progression à deux chiffres quand les autres secteurs économiques sont à la peine.

Les risques demeurent

C’est d’ailleurs le risque qui guette aujourd’hui, ce décalage entre le marché et la situation économique médiocre (avec le chômage qui lui est associé). Il pourrait enrayer son succès, car l’investissement immobilier demande de la confiance en l’avenir, au-delà de l’opportunité des taux. Il n’y a pas si longtemps, les vendeurs devaient baisser leurs prétentions pour espérer vendre. Personne n’est vraiment sûr que cette situation ne reviendra pas, il suffirait que les taux remontent…

Un rebond encore timide

Cette belle santé ne s’observe d’ailleurs pas partout, elle n’est guère présente en région parisienne. Les prix n’y augmentent modérément que dans les zones limitrophes à Paris : Hauts de Seine (+ 1% en un an), Seine St Denis (+ 1,1%), Val de Marne (+ 1,6%), et en Yvelines ( + 0,3%). Quant aux zones rurales, elles restent à l’écart du mouvement de hausse des prix, conséquence du peu de dynamique des ventes qu’elles suscitent.

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