En mai, les taux immobiliers continuent de baisser

Marché
C’est un phénomène qui dure. La baisse des taux immobiliers déjà très bas en début d’année, se poursuit et chaque mois en voit un nouvel exemple spectaculaire. Les taux à 1% seraient-ils pour bientôt ?

Toutes les régions sont concernées

  C’est la région Nord qui se classe en tête avec des taux de 1,04% sur 15 ans, de 1,30 % sur 20 ans et de 1,45 % sur 25 ans. En Île-de-France on peut obtenir des crédits à 1,25 % sur 15 ans, 1,40 % sur 20 ans. A Bordeaux, Nantes ou Toulouse, pour un crédit sur 20 ans, le taux proposé peut être de 1,41 % (source : Empruntis). Les établissements prêteurs sont lancés dans une concurrence féroce, qui pourrait conduire à de nouveaux records, tant que les taux directeurs ne seront pas revus. Ainsi, beaucoup d’emprunteurs qui avaient souscrit un prêt à 3 % il y a quelques mois, en pensant faire une bonne affaire, se précipitent pour renégocier leur crédit.  

L’accession a le vent en poupe

  Le prêt à taux zéro s’ajoute à ces taux record pour inciter les ménages modestes et les jeunes à investir dans l’immobilier. Car le PTZ, dont les conditions d'attribution sont plus favorables depuis janvier, permet de diminuer encore le montant des mensualités. Ainsi, pour une opération de 200 000 €, associée à un crédit sur 20 ans, le coût du crédit à Strasbourg (au taux de 1,55 %) sera de 34 053 €. Avec le PTZ, ce coût peut être ramené à 15 370 € !   Ces publics peuvent, pour certains, bénéficier en plus des prêts d’accession sociale (PAS), dont les taux sont similaires aux autres crédits. Ainsi, les primo accédants pourraient constituer la majorité des acquéreurs en 2016.  

Le marché soutenu par les prix

Cette conjoncture, favorable aux acquéreurs, conduit aussi la profession des promoteurs à se réjouir, avec une progression de leur CA de 14 % durant le 1er trimestre et des stocks qui se résorbent plus rapidement. Cette relance n’aurait pas été possible sans des prix qui restent très raisonnables. Ils ont baissé depuis 2011, commencent à se stabiliser depuis fin 2015, remontent très lentement, et demeurent extrêmement attirants.  

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